9 juillet 2012

Nykøbing (île de Faster) - Schwaan (Allemagne) 65 km

Un temps instable aujourd'hui, soleil et averses vont alterner toute la journée, et du vent contre moi (ces derniers jours, je reconnais que je l'avais dans le dos !), mais pas froid.
Gedser est rapidement atteint, ce n'est qu'à une vingtaine de km.
ces maisons semblent fabriquées avec des bûchettes comme dans les boîtes
de jeu de construction Jeujura de notre enfance
 Je suis un peu triste de quitter le Danemark si vite, alors encore une dernière pâtisserie/café dans  ce jardin accueillant.

 Et avant de dépenser mes dernières couronnes danoises : les pièces de 1, 2 et 5 couronnes sont percées !
remarquez que je raconte pas de pipeau pour le vent
A Gedser, le prochain ferry part à 13h, c'est un très gros ferry. Je me mets, toute petite, dans la file où attendant déjà voitures et camions. Je discute avec un couple de motards danois qui vont sur Berlin aussi, puis sur Budapest.
embarquement au petit port de Gedser
arrivée à Rostock
 L'arrivée sur le port des ferries à Rostock est impressionnante, c'est un très grand port, il faut dégager vite, et j'ai un peu de mal à trouver mon chemin vers la ville.  Les faubourgs sont tristounets.
 A Rostock, pareil : je peine à me diriger pour trouver le centre, où j'aimerais changer mon argent danois, trouver une carte sim allemande. Finalement, je ne fais rien de tout cela, il aurait fallu que je fasse le change au port, et j'ai pas envie de refaire les 12 km dans l'autre sens !
une église à Rostock

le Rathaus
Alors, je quitte la ville, essuie quelques petites averses, me dirige vers la petite ville de Schwaan.

voilà maintenant le pictogramme du Radweg Berlin-Copenhague que je dois repérer
parmi les nombreuses indications de pistes cyclables

 A Schwaan, je m'arrête vers 19h30 au camping au bord d'un lac. Un peu cher je rectifie : pas du tout cher, c'est juste que j'ai voulu demander l'accès au Wifi, et que le tarif fixé par le hotspot est de 6 € pour 24 h, ce qui a été ajouté sur ma note, et l'accueil très gentil. Ici aussi on reçoit un collier avec un badge qu'il faut présenter devant le boitier des sanitaires, et aussi pour la douche : on le clipse au robinet, ça décompte le temps passé sous l'eau chaude, et c'est comptabilisé dans la facture du séjour ! Un jour on aura ça chez nous (mais c'est peut-être déjà fait !).

8 juillet 2012

Borre (île de Møn) - Nykøbing (île de Falster) 94 km

Je repars en passant par le sud de l'île pour éviter Stege. Le brouillard s'installe de nouveau en début de mâtinée, c'est curieux comme il se répartit sur mon paysage :
voilà ce que je vois à gauche de la route
et là à droite

... et puis se lèvera dans l'après-midi : il fera même chaud !
Cette partie sud de l'île est jolie, je goûte même l'eau du bout des pieds : elle n'est pas froide du tout. S'il n'y avait pas ce brouillard, je me baignerais bien, histoire de tester la Baltique !
Je fais ma pause déjeuner dans un autre petit port sympa :

et juste avant de quitter Møn, je fais un petit détour pour voir ce grand dolmen, le Grønsalen :



 De Møn, je passe en un clin d'oeil par un autre pont sur l'île de Bogø, grande comme un mouchoir de poche, mais c'est le passage obligé pour prendre le petit ferry qui nous emmènera sur l'île de Falster plus au Sud. Quand j'arrive, il vient juste de partir et j'ai donc le temps de m'offrir un glace comme dessert, et justement, j'ai lu qu'il ne faut pas louper les glaces, qu'elles sont très bonnes ici.
 A l'embarcadère, je suis bien contente de retrouver deux jeunes parisiens adorables, que j'avais croisés rapidement hier soir près des falaises de Møn. Ils ont retapé un vieux tandem acheté sur ebay, et, bien chargés avec des sacoches arrière confectionnées spécialement, ils commencent un tour de 3 semaines au Danemark.
le bôôô capitaine

 Débarqués sur Falster, mon chemin emprunte de tout petits sentiers pour longer la côte Est.

Il y a de jolies plagettes, mais c'est partout interdit de camper.

 



Finalement, j'arrive à Nykøbing sous la pluie, qui heureusement ne dure pas trop longtemps , j'arrive à trouver un magasin ouvert pour acheter un peu de ravitaillement (j'avais oublié qu'on est dimanche), et peu après la sortie de la ville, je trouve facilement le "natursti" au bord de l'eau, en plein vent, mais un beau petit coin, et les promeneurs sont accueillants. On peut y faire du feu, il y a plein de bûches pour cela.

7 juillet 2012

Praestø - Børre (île de Møn) 71 km

Le camping de Praesto est sympa aussi, les quelques cyclo-campeurs sont regroupés ensemble, et je dîne avec un couple d'allemands qui vont dans le sens inverse, vers Copenhague. On échange nos tuyaux, ils m'indiquent les "Naturcamps" sur mon chemin,  c'est à dire les sites autorisés pour poser sa tente dans la nature. Lui connait Montpellier, où il était venu passer des vacances en 1972, en stop.
souvent devant les maisons, il y a un petit commerce de légumes, de fraises
... et toujours la confiance !
 Mon itinéraire passe par l'île de Mon, que l'on atteint par un pont.

 C'est assez étonnant d'y trouver ce Bouddha, je ne rêve pas, ce n'est pas une erreur : mais un sculpteur qui est installé là !
 


A Stege, la ville la plus importante de l'île, je prends  mon déjeuner composé d'un "bagel" fourré de toutes sortes de crudités, et aussi des "fricadelles" qui n'ont rien à voir avec les nôtres.
 C'est dans une cour très jolie :


 Puis je me décide à quitter mon itinéraire pour continuer plus avant dans cette île, qui est toute petite, mais qui est intéressante pour les fresques de ses églises et pour les falaises à l'autre bout.
La première église, en briques :



 La seconde, Emelund, je crois





 Mais sur la route des falaises, le brouillard devient de plus en plus dense. J'y arrive péniblement, par le chemin imposé aux piétons et cyclistes, dans la forêt, mais c'est très boueux, ça grimpe et donc c'est dur !
Tout cela pour ne voir  ... que du brouillard !
Je rencontre un couple de Français (en camping car) qui me déconseillent la descente (les 500 marches) pour arriver au niveau de l'eau, car on n'y voit absolument rien. Vraiment pas de bol, heureusement c'est pas les beaux paysages qui manquent ici !
Je repars par un autre chemin pour éviter de reprendre celui qui m'avait donné tant de mal à l'aller.
Finalement, je m'arrête pour la nuit à une maison repérée déjà dans l'autre sens, qui semble être celle d'un brocanteur, et qui propose un emplacement de tente "pour 7 euros".
C'est un vieil homme qui m'accueille, pas très chaleureux, il explique que ce n'est pas un camping officiel, d'ailleurs à part moi, il n'y a aucun campeur, et qui m'annonce que pour l'accès à la douche, il faut rajouter 20 couronnes, ce qui fait en fin de compte le même prix au total que j'avais payé la veille au camping officiel. La différence est que la douche c'est sa propre salle de bain, dont la porte n'a pas de poignée, et qui n'a pas dû être nettoyée depuis des années, et ça me fait tout drôle, alors que jusqu'à présent tous les endroits où je suis passée étaient d'une propreté irréprochable, presque trop !
Bref, c'est plutôt folklo, et comme il est plus ou moins brocanteur, il y a un fouillis indescriptible pour accéder à la salle de bain en question, mais je ne lui en veux pas au petit vieux, il a l'air très malade et surtout complètement à l'ouest (mais vu les fines herbes qu'il fait pousser dans son jardin, c'est pas très surprenant !)
Au moins, le pré où je campe a été tondu et c'est bien calme.